ESSAIS AGRONOMIQUES DU LOMBRICOMPOST HUMAIN

ESSAIS AGRONOMIQUES DU LOMBRICOMPOST HUMAIN

Publié le Mercredi 13 mars 2019 - Analyse

Les matières fécales humaines et les urines, au même titre que celles des animaux domestiques, sont riches en éléments fertilisant essentiels et nécessaires à la biocénose endogée des sols.

Elles représentent un potentiel important en agriculture urbaine, là où le compost d’origine animale, onéreux, ne se trouve que dans le commerce. Ces matières organiques sont utilisables après lombricompostage pour les jardins urbains, végétalisations diverses, parterres floraux, bacs à fleurs, etc. Les toilettes sèches de l’entreprise Sanisphère permettent de transformer les matières fécales en lombricompost, grâce à l’intervention des lombrics coprophages (Aesenia sp) et alliés détritivores.

Pour effectuer les tests, Sanisphère a disposé au sol sur un revêtement synthétique, 11 bacs en bois, sans fond, de 140x90x17cm, remplis de lombricompost pur (PH:7,57) pour les micro-parcelles 1 à 8, de terreau maraîcher Pro du commerce pour la 2, de terre franche pour la 9, d’un mélange terre/lombricompost à parts égales pour les 7 et 10, et de terre franche fertilisée avec 1 litre d’urine diluée à 10% pour la 11.
Les micro-parcelles 1 et 2, côte à côte, ont étés plantées le même jour, des mêmes espèces et variétés légumières dans une disposition parcellaire identique.

La méthode culturale employée pour l’ensemble des tests est celle de l’agrobiologie. Les seuls intrants utilisés avec parcimonie lorsque cela s’est avéré nécessaire ont été la bouillie bordelaise, le soufre naturel micronisé et un hélicide à base de phosphate de fer. Ces intrants peuvent être utilisés en agriculture biologique.
L’arrosage est assuré par un système de goutte à goutte.

Dossier complet : Les essais agronomiques tests du lombricompost humain réalisés par Jean-Louis Marchegay (agro-écologue) sur le site de Sanisphère en Drôme.