HISTOIRE DE LA TECHNOLOGIE SANISPHERE

HISTOIRE DE LA TECHNOLOGIE SANISPHERE

Publié le Vendredi 02 décembre 2016 - Histoire

Cette technologie est née de l’insatisfaction : insatisfaction devant les limites de l’existant et volonté de dépasser ces limites en n’hésitant pas à explorer des voies parfois très improbables.
Mais s’écarter de l’acquis, du « déjà bien validé », c’est s’exposer, se mettre en danger et devoir en payer le prix : ainsi nous avons dû parfois, au cours des années 90, retourner chercher le petit bâtiment toilettes que nous avions livré quelques mois ou quelques années auparavant, le transformer dans nos ateliers en espérant avoir trouvé la solution et le remettre en place, le tout… en croisant les doigts… et à nos frais.
Procéder par essai, erreur, puis correction restera sans doute très longtemps la seule manière d’apprivoiser le réel.
Mais tout cela a payé et aujourd’hui nous constatons que nous avons réussi à faire émerger trois briques technologiques dont l’assemblage donne naissance à des dispositifs sommes toute assez harmonieux, simples – la simplicité est notre obsession – mais aussi et surtout performants.

La première brique technologique :

La séparation des urines et des matières fécales par un petit tapis roulant incliné.

Autant il est difficile de traiter le mélange urines + matières fécales (sauf à ajouter un substrat carboné comme de la sciure de bois ou des copeaux, mais cela conduit à une augmentation très forte des volumes et donc à des évacuations très fréquentes du mélange) autant ces deux composants sont faciles à gérer, pris séparément (voir plus loin : le lombricompostage des matières fécales).

Le choix de Sanisphère a été de réaliser cette séparation grâce à un petit tapis roulant incliné, les matières solides restant sur le tapis tandis que les urines s’écoulent vers le bas.

Pour réaliser ce tapis, la préoccupation de Sanisphère a été de viser l’extrême simplicité. Mais autant il est facile de « faire compliqué », autant la simplicité est difficile à atteindre.
Les premières réalisations de tapis séparateurs (deux toilettes publiques au Lac des Bouillouses dans les Pyrénées, toilettes toujours en fonctionnement) ont immédiatement révélées de multiples maladies de jeunesse : petites matières fécales, rondes et dures, qui roulent et prennent le chemin des urines, ressorts et pédales d’entraînement qui cassent, bacs réceptionnant les urines qui se bouchent… La quête de la perfection, bien sûr inaccessible, nous permet aujourd’hui d’avoir un parc installé d’environ 600 tapis roulant, fonctionnant par simples renvois mécaniques (pas de moteur électrique) très fiables.

Certains de nos clients nous ont apportés leurs compétences très pointues : ainsi, après un test à l’usure simulant un siècle de fonctionnement (un million de coups de pédale), nous avons constaté que l’axe en inox qui tournait à l’intérieur d’un palier en poly éthylène avait été – très légèrement – usé par ce palier en plastique : « le mou mange le dur » nous a expliqué ce client, métallurgiste à Saint-Jean-de-Maurienne et Président du Club Alpin Français local.

Mais c’est aussi un fournisseur qui nous a orientés vers les ressorts biconiques (bien connus dans le milieu des remontées mécaniques des stations de ski) ressorts qui ne cassent plus !
Tout au long de cette mise au point, jamais achevée, Sanisphère a balisé son chemin en déposant des brevets (portefeuille actuel : 14 brevets actifs).