LOMBRICOMPOSTAGE DES MATIÈRES FÉCALES

LOMBRICOMPOSTAGE DES MATIÈRES FÉCALES

Publié le Mardi 14 février 2017 - Histoire

La seconde brique technologique :

Le lombricompostage des matières fécales et des papiers toilettes.

Il s’agit d’un procédé extrêmement efficace qui accélère considérablement le compostage des matières fécales sous réserve de créer et maintenir des conditions environnementales adaptées. Après les déboires des premières années et en observant le fonctionnement, années après années, d’environ 200 toilettes publiques, nous avons mis à jour les procédés qui permettent aujourd’hui à nos toilettes à lombricompostage de délivrer tout leur potentiel.

Car les lombrics sont à la fois des minis foreurs qui creusent à l’intérieur des matières fécales, permettant ainsi à l’oxygène de l’air de pénétrer, mais aussi de véritables petites stations d’épuration, grâce notamment aux bactéries fixées dans leur tube digestif. Il en résulte d’une part l’hygiénisation des matières fécales (les germes pathogènes sont détruits, en grande partie par concurrence bactérienne) et d’autre part l’humification (la transformation en humus, en compost) de ces matières fécales par réorganisation de la matière (laquelle avant de transiter dans notre tube digestif était constitué d’aliments souvent très appétissant et qui, après avoir transité à nouveau dans le tube digestif des lombrics, prend une forme totalement nouvelle, assimilable au terreau des sous bois).

L’un des intérêts important du lombricompostage est la très forte réduction en volume (de l’ordre de 60% de la matière sèche est oxydé sous forme de gaz carbonique ou vapeur d’eau) comme cela peut s’observer dans les composteurs de jardin. Cette réduction facilite grandement la maintenance, le lombricompost n’étant à évacuer qu’une fois tous les 5 à 15 ans, suivant notamment l’importance de la fréquentation.