Le blog de Pierre COLOMBOT

Depuis la nuit des temps et jusqu’au 18e siècle, les seules sources d’énergie utilisées sur terre étaient d’ordre renouvelable : feu de bois pour faire la cuisine et se chauffer, traction animale pour labourer les champs ou se déplacer mais aussi parfois moulin à vent ou à eau. Et, les énergies fossiles sont apparues : charbon d’abord, puis pétrole et gaz. Aujourd’hui les énergies renouvelables montent à nouveau en puissance sous une forme totalement nouvelle : grosses éoliennes de plusieurs mégawats, panneaux solaires photovoltaïques, production d’algues en vue de la fabrication de biocarburant de 3e génération, etc. Dans 50 ou 100 ans ces énergies renouvelables seront sans doute dominantes.

De la même manière, il y a moins de 2 siècles, les seules toilettes disponibles étaient celles au fond du jardin de nos arrières grands-parents. Dans les villes, on vidait le pot de chambre depuis la fenêtre en criant « gare à l’eau » (devenu, en Angleterre, « gar loo », loo désignant aujourd’hui les toilettes, en langage familier). Puis les toilettes à chasse d’eau ont été inventées, extrêmement pratiques mais coûteuses en eau pure (en amont) et en pollution (en aval). On peut supposer, sans prendre trop de risques, que comme dans le domaine de l’énergie avec la parenthèse des énergies fossiles (quelques siècles, c’est à-dire presque rien a l’échelle de l’histoire) la chasse d’eau dans 100 ou 200 ans, sera supplantée par les toilettes sèches modernes. Ces dernières recycleront la matière organique et récupéreront le phosphore dans les urines.

Ingénieur de l’École Centrale, passé par la Caisse des Dépôts puis par l’université, j’ai créé Sanisphère en 1991. Depuis je me régale à innover.

Les toilettes éternelles

Une approche originale: les toilettes éternelles

Dans certaines situations, la facilité d’exploitation prime sur l’économie circulaire. C’est notamment le cas des refuges de montagne, d’accès difficile. Et, dans ces situations, les toilettes éternelles peuvent être très intéressantes.